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Nouveau cadre financier pour Reden. Après avoir recruté son nouveau CIO Thomas Innocenzi en janvier, le producteur indépendant d'énergie photovoltaïque finalise un refinancement de plateforme paneuropéen d'environ 1,1 Md€, adossé à ses actifs opérationnels et en construction en Europe.
Selon nos informations, la nouvelle structure prend la forme d'une umbrella facility, répartie en deux tranches senior à maturité 7 et 15 ans, déjà tirées, et d'une capex facility de 250 M€ non tirée pour couvrir la croissance des prochaines années. L'ensemble de la dette est apporté par un pool bancaire dirigé par Crédit Agricole CIB et Natixis et composé d'UniCredit, SG, ING, BNP Paribas, MUFG, AlphaBank, EuroBank, Unicaja, BankInter, Standard Chartered et Bpifrance.
Tripler la base installée d'ici 2030
Soutenu depuis juillet 2022 par Macquarie Asset Management, BCI et MEAG, Reden veut s'appuyer sur ce financement pour accélérer son développement sur mon marché européen historique. « Notre objectif est de tripler la base installée et en construction d'ici 2030, pour atteindre 3 GW entre le photovoltaïque et le BESS. Ce refinancement nous met en meilleure position pour soutenir ces objectifs », souligne Frank Demaille, P-Dg de Reden, qui compte s'appuyer pour ce faire sur un mix de développement organique, le co-développement, l'acquisition de projets en développement et des fusions-acquisitions.
Opérant aujourd'hui 1,1 GW de capacité installée répartis en la France, l'Espagne, le Portugal, la Grèce, l'Italie, l'Allemagne, le Mexique, Porto Rico et le Chili, le groupe entend particulièrement accélérer en Italie et en Allemagne pour contrebalancer un pipeline de 4 GW aujourd'hui majoritairement tricolore.
Recentrage européen
L'Italie apparaît ainsi comme un axe prioritaire du développement : Reden y opère déjà 120 MW, doit lancer en fin d'année la construction d'une centrale agrivoltaïque de 55 MW et vient d'y signer un accord de co-développement de 250 MW de BESS avec l'italien S.H.I. Holding. « En Italie, le GSE propose d'excellents appels d'offres et l'agrivoltaïque se développe très bien. C'est un marché profond, qui permet aussi d'hybrider les projets renouvelables avec du stockage en dehors des appels d'offres », souligne Frank Demaille. Un autre accord portant sur 200 MW a également été signé avec Circle Energy en Espagne. Objectif : faire du BESS hybride et standalone une activité majeure pour Reden, qui souhaite que le segment représente un tiers du chiffre d'affaires et de l'EBITDA du groupe d'ici 2030.
À l'instar de nombreux de ces concurrents, le recentrage du groupe sur le continent européen devrait mener à des arbitrages sur ses activités situées en Amérique Latine. « Nous y avons de beaux actifs, mais la dynamique actuelle du marché demande de concentrer ses forces », note le dirigeant. Les arbitrages du groupe dépendront des valorisations et de l'impact sur les équipes locales.








