
© Terralayr
Terralayr sécurise déjà un quatrième tour. Précédemment soutenu par des VCs nordiques puis, en 2024, par l'arrivée de RIVE pour « accompagner l'entreprise dans sa mue vers un modèle infra », explique Pierre du Passage, Partner chez RIVE Private Investment, le groupe helvétique spécialisé dans les systèmes de stockage d’énergie par batteries (BESS) signe une levée de 192 M€ auprès d'Eurazeo Infrastructure Partners et de RIVE Private Investment pour accélérer son déploiement en Allemagne.
Le nouveau tour, qui voit Eurazeo devenir premier actionnaire et signer le dernier deal de son premier millésime, prend la forme d'une levée TopCo de 112 M€ accompagnée d'une réserve supplémentaire de 80 M€ en fonction de l'atteinte de certains objectifs. RIVE ainsi que les VCs Creandum, Earlybird, Norrsken et Picus réinvestissent tous pour l'occasion.
200 MW ready-to-build
Accompagné par Augusta & Co dans son process, l'entreprise dirigée par Philipp Man avait besoin d'un nouveau partenaire financier pour sa nouvelle phase de croissance, alors que son portefeuille de batteries affiche aujourd'hui 150 MW construits ou en phase de construction, 200 MW ready-to-build et 8 GW de pipeline. Déjà intéressé à l'époque par l'entreprise, Eurazeo attendait la confirmation de la transformation du modèle avant de s'engager, notamment via « un portefeuille en partie opérationnel ou en construction et la démonstration du management de sa capacité à sécuriser des tolling agreements pour stabiliser les cash flows », souligne Melissa Cohen, Partner chez Eurazeo, l'entreprise ayant sécurisé des contrats à moyen-terme avec Vattenfall et RWE permettant de couvrir les Capex.
Historiquement positionné sur des sites medium voltage, dont la capacité oscille entre 20 et 50 MW et dont le temps de développement est plus rapide, Terralayr a également investi dans la technologie comme facilitateur et vecteur de commercialisation. « Les outils digitaux permettent au groupe d'agréger les actifs et d'être en compétition avec des acteurs de plus gros actifs sur les tolling agreements », appuie Melissa Cohen.










