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De l'Agence des participations de l'État à la Caisse des Dépôts (CDC), les contours du rachat des tunnels alpins franco-italiens se précisent. L'institution financière publique a émis un prêt obligataire de 400 M€. Celui-ci finance partiellement la double acquisition de CDC en mai dernier : Autoroutes et Tunnel du Mont-Blanc (ATMB) détenue à 67,3 %) et la Société française du tunnel routier du Fréjus (SFTRF) détenue à 99,9 %, toutes deux présidées par Christophe Castaner, ex-ministre de l'Intérieur. Le prêt court jusqu'au 30 septembre 2045, avec un coupon annuel de 5,1417 %, arrangé par la Banque Postale et Nomura, et sécurisé par un nantissement de premier rang.
SFTRF toujours endettée
Au total, la Caisse des Dépôts a dû débourser 1,54 Md€ pour racheter les participations de l'État : environ 450 M€ pour ATMB et 1,1 Md€ pour SFTRF. En 2025, ATMB a réalisé un chiffre d'affaires de 211 M € pour un résultat net de 55 M €. De son côté, la SFTRF a enregistré 228 M€ de CA et un résultat net de 109 M€.
Malgré ces meilleures performances, SFTRF est beaucoup plus endettée qu'ATMB. La première a dû refinancer sa dette en 2025 à hauteur de 600 M€ auprès d'un consortium de banques composé de Crédit Agricole Mutuel des Savoie, CaixaBank, Crédit Agricole CIB, CIC et Natixis. Ce passif financier était l'héritage d'une construction particulièrement coûteuse : celle de l'Autoroute de la Maurienne (A43) dans les années 1990, combinée au creusement plus récent du second tube de sécurité du tunnel du Fréjus, achevé au milieu des années 2020 pour plus de 700 M€.









