
Sunrock Valence
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Le néerlandais Sunrock veut rayonner sur l’Hexagone. Et pour ce faire, sa filiale française décroche un premier financement bancaire en France : elle annonce avoir sécurisé un prêt vert de 110 M€, auprès du Crédit Agricole CIB, pour faire pousser son portefeuille de centrales solaires en toiture des bâtiments logistiques et industriels. Une dette senior comprenant un prêt à terme de 50 M€ - destiné à financer un portefeuille de 13 projets de centrales photovoltaïques (PV) d’une capacité totale de 50 MWc – assorti d’une option d’extension (accordéon) jusqu'à 50 M€ pour couvrir les besoins futurs d’un pipeline de 150 MWc dans les 12 ou 18 mois à venir.
Basé à Amsterdam et présent dans l’Hexagone depuis quatre ans, après s’être installé en Allemagne, Sunrock revendique un portefeuille français dont « tous les projets du premier batch sont prêts à construire, avec des partenaires sur le volet construction sécurisés, et avec des engagements au niveau du raccordement réseau qui, eux aussi, sont prêts à être accélérés », indique à CFNews Infra Christian Mouchel, directeur juridique et conformité de Sunrock France. « Certains ont déjà été livrés, d'autres sont en cours de construction pour une livraison qui va s'échelonner sur fin 2026 et début 2027 », précise-t-il.
Toitures de plus de 10 000 m2
Le développeur photovoltaïque, qui compte une vingtaine de collaborateurs dans ses rangs parisiens, a d’ores et déjà mis en service « l’une des plus grandes centrales photovoltaïques en toiture de Rhône-Alpes », située à Valence et composée de plus de 18 000 modules PV (8,3 MWc). De fait, le cœur de l’activité de Sunrock vise les toitures des bâtiments logistiques qui s’étalent sur plus de 10 000 m2. « En général, ces centres logistiques se trouvent à proximité des grands centres de flux entrant et sortant de France, principalement sur les villes aéroportuaires et les grands axes autoroutiers : l'axe Belgique-Paris, Paris-Est de la France et Paris-Lyon-Marseille », détaille pour sa part Nicolas Mercier, PDG de Sunrock France. Bref, sur une large partie du territoire national.
L’autoconsommation collective et individuelle
Pour sécuriser les revenus ? « Tous les projets que l'on livre cette année et l'année prochaine sont sous l'égide des contrats long terme basés sur des revenus liés aux conditions de la Commission de régulation de l'énergie et aux appels d'offres dits bâtiments CRE. Ce qui permet ensuite d'accéder à des dispositions de financement », poursuit Nicolas Mercier. Cependant, « nous complétons ces parties de chiffre d'affaires garantie avec des mécanismes d'autoconsommation individuelle et collective. En outre, nous intégrons de plus en plus dans nos portefeuilles des dispositions de batterie pour avoir de la flexibilité et jouer sur les revenus issus des marchés en direct », avance-t-il.
Le « gros potentiel » du marché français
Pour le groupe Sunrock, détenu depuis cinq ans par le family office Cofra qui avait fondé C&A, la France est le troisième marché ouvert depuis sa création en 2012. C’est aussi celui au « plus gros potentiel attendu », affirme Nicolas Mercier. Le spécialiste du photovoltaïque ambitionne d’y livrer 200 MW à horizon 2030. « La France compte quelque 100 millions de m² de surface en termes de bâtiments logistiques de plus de 10 000 m², avec un taux d'équipement autour de 4 à 5 %. Toute cette surface n'est pas mobilisable, mais si on envisage des scénarios autour de 30-40 % de taux d'équipement, on arrive à des grandeur de plusieurs dizaines de millions d'euros mobilisables pour du solaire photovoltaïque ». Autrement dit, pour Sunrock, dont l’entité française entend enregistrer cette année son premier chiffre d’affaires, l’Hexagone est « un marché clé à l'avenir, qui peut avoir une place prépondérante dans le cadre de la transition énergétique pour accompagner les acteurs et l'électrification ».







