21/07/2026
Levées de fonds
Partners Group propulse sa stratégie d'infra
21/07/2026
Dette
Aukera recharge ses batteries financières en Roumanie
21/07/2026
Nominations
Paul Hastings renforce son bureau parisien
21/07/2026
Bourse
Vinci Energies tente de sortir un allemand de la bourse
21/07/2026
Dette
SETEF s'endette pour accélérer ses acquisitions ferroviaires
20/07/2026
Transactions
CVC DIF s'impose dans la gestion des déchets médicaux italiens
20/07/2026
Nominations
ENGIE renouvelle la direction de ses activités renouvelables
20/07/2026
Levées de fonds
EQT mise sur les campus énergétiques intégrés
20/07/2026
Transactions
TotalEnergies se retire du solaire distribué européen
20/07/2026
Transactions
JPee prépare une fusion
20/07/2026
Nominations
Orrick renforce le project finance
17/07/2026
Nominations
LBP AM renforce son équipe de dette infrastructure
17/07/2026
Transactions
Enfinity se tourne vers un nouveau co-investisseur en Italie
17/07/2026
Transactions
2PointZero entre sur le marché américain des infrastructures gazières
17/07/2026
Transactions
Harmony Energy ouvre son capital
CANVIEW

Apex Energies verrouille ses fonds propres pour accélérer le solaire

Accès libre
En ouvrant à 49 % le capital d’une AssetCo regroupant l’essentiel de ses actifs photovoltaïques opérationnels à un pool de Caisses régionales du Crédit Agricole, Apex Energies sécurise des fonds propres de long terme pour financer jusqu’à 725 MWc de capacités supplémentaires d’ici 2030.

- 21 conseils
Apex Energies

Apex Energies

Une information CFNEWS INFRA

Le producteur français d’énergies renouvelables Apex Energies change d’échelle. Le groupe montpelliérain a ouvert à hauteur de 49 % le capital d’une AssetCo intermédiaire regroupant l’essentiel de ses actifs photovoltaïques opérationnels à un pool de Caisses régionales du Groupe Crédit Agricole. Une opération qui vise à sécuriser sur le long terme les fonds propres nécessaires au financement d’un pipeline de croissance estimé à 725 MWc supplémentaires d’ici 2030, pour un volume d’investissement de l’ordre de 975 M€.

Contrairement à une entrée au capital du groupe, l’opération est volontairement cantonnée au périmètre des actifs. Une structuration dictée par l’actionnariat existant d’Apex Energies, dont la holding de tête est contrôlée à plus de 95 % par un fonds piloté par Macquarie Asset Management. « La contrainte principale était claire : la TopCo n’avait pas vocation à se diluer. La structuration en AssetCo permettait de rester dans une logique infra pure, tout en ouvrant le capital à un partenaire de long terme », explique une source proche du dossier.

Un périmètre d’actifs largement en exploitation

Selon nos informations, le périmètre concerné représente plus de 70 % de la base installée du groupe à fin 2025, essentiellement composée d’actifs déjà en exploitation, limitant l’exposition au risque greenfield. Une première vague de 827 actifs, totalisant 253 MWc, a d’ores et déjà été intégrée. Le partenariat a été conçu comme réplicable, avec une mécanique contractuelle permettant l’intégration progressive de nouveaux projets lors de closings ultérieurs, selon un cadre prédéfini. 

Paul-Emile Chauvin, Apex Energies

Paul-Emile Chauvin, Apex Energies

Malgré la prise de participation significative du Crédit Agricole, Apex conserve la main sur l’ensemble du pilotage industriel et opérationnel. « La force d’Apex Energies réside dans le fait de savoir opérer plusieurs centaines de centrales (environ 1300 en exploitation à date). Nous conservons donc logiquement le pilotage industriel et opérationnel des actifs. Le Crédit Agricole se positionne ainsi plutôt comme un actionnaire partenaire, qu’un gestionnaire d’actifs », souligne Paul-Émile Chauvin, directeur financement d’Apex Energies. À ce stade, l’opération est strictement equity. Aucun engagement n’est pris concernant une intervention future du Crédit Agricole en tant que prêteur ou arrangeur de dette projet, même si le groupe demeure par ailleurs l’un des partenaires bancaires historiques d’Apex.

Un profil de risque défensif, appelé à évoluer

Le portefeuille intégré affiche aujourd’hui un profil de risque particulièrement conservateur selon nos sources. Les revenus sont quasi exclusivement sécurisés, avec une exposition au marché inférieure à 3 %, reflet du positionnement historique d’Apex sur le solaire décentralisé, en toitures et hangars agricoles. À horizon 2030, le mix de revenus devrait évoluer de manière encadrée, pour atteindre environ 70 % de revenus sécurisés et 30 % de revenus plus exposés, sans bascule vers un modèle pure merchant. Une trajectoire cohérente avec le pipeline en développement du groupe et la montée en puissance de solutions hors subventions étatiques. Dans cette dynamique, le stockage n’est pas envisagé comme un axe standalone. Le groupe montpelliérain privilégie une approche d’hybridation PV–stockage, destinée à offrir des services de flexibilité au réseau et à ses clients industriels ou collectivités. L’objectif n’est pas l’arbitrage de marché, mais l’optimisation de la production photovoltaïque et l’élargissement de l’offre vers des services au système électrique, traduisant l’évolution progressive du groupe d’un IPP « pur » vers un acteur de services énergétiques.

Un partenariat territorial et commercial

Pour 2026, Apex Energies prévoit la mise en service d’environ 130 MWc d’installations en basse tension, 10 MWc de centrales au sol et 10 à 20 MWc de grandes toitures C&I. Toujours selon nos informations, le CA issu de la vente d’électricité devrait se maintenir autour de 40 M€, malgré la cession de 49 % du périmètre d’actifs, traduisant une progression organique sous-jacente. L’Ebidta, attendu à 11 M€, serait stable par rapport à 2025. « Ce partenariat n’est pas un changement de modèle, mais la concrétisation de celui que nous avons construit depuis 2013 en prenant notre indépendance vis-à-vis du groupe BP. Après une première phase durant laquelle nous avons financé notre croissance exponentielle grâce au soutien de nos actionnaires de référence, nous sécurisons désormais notre futur, notre singularité et nos valeurs », résume Paul-Émile Chauvin.